Dans un contexte où la lutte contre le gaspillage prend de la place dans le débat public, certains restaurateurs repensent leur fonctionnement pour atteindre l’objectif Zéro déchet.
Bienvenue chez SUQUO, un restaurant dit écoresponsable. Jeune d’un an, cet établissement tente de se confronter à un défi contemporain, le « zéro déchet ». Comment ce restaurant adapte-t-il son mode de production pour atteindre son objectif ?
Jules, 25 ans, serveur chez SUQUO, entre dans le détail du fonctionnement de l’établissement. Afin de tendre vers une activité qui ne produit aucun déchet, SUQUO a mis en place un compost. « Nous, on a juste à se débarrasser de nos déchets dans les boîtes, et eux, ils viennent les récupérer. » Il raconte qu’une compagnie locale (Bycicomposte) leur livre cinq boîtes de compost qu’ils échangent chaque semaine lorsqu’elles sont pleines. C’est ensuite l’entreprise qui se charge de Composter les déchets.
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Bac à compost présent dans les cuisines de SOUQUO pour les déchets alimentaires, 21 novembre 2024
Mais l’engagement zéro déchet ne se limite pas au gaspillage alimentaire : les serviettes sont en tissu pour être réutilisées, il en va de même pour la vaisselle (pas de plastique ni de carton). Lorsque le cabinet médical du bout de la rue commande à emporter, l’établissement leur prête des couverts afin de ne pas utiliser de plastique.
Mais qu’en est-il du côté des consommateurs ? Consommer dans ce genre d’endroit est-il une mode ou bien un acte militant ? Vladimir, 42 ans, et Léa, 25 ans, tous deux attablés chez SUQUO, partagent leurs avis ainsi que leurs modes de consommation.
Vladimir a poussé les portes d’un restaurant écoresponsable pour la première fois en 2001, sans avoir conscience de ce que cela représentait. Il raconte en souriant qu’à l’époque, il avait seulement accompagné des amis végétariens. Ironie du sort, cinq ans plus tard, il deviendra végétarien à son tour, à force d’entendre le discours de son entourage et en se renseignant sur Internet. Aujourd’hui, il essaie d’inclure le zéro déchet dans sa vie personnelle et prioritaire des restaurants engagés écologiquement.
Pour Léa, l’aventure a débuté en 2021. En suivant des influenceurs écolos, elle décide de changer son mode de consommation. « En général, je regarde surtout si c’est local avant d’aller dans un restaurant », explique-t-elle.
Clients et personnels s’accordent à dire que les restaurants « 0 déchet » sont la meilleure option afin de répondre aux nouveaux enjeux écologiques mis en lumière ces dernières années. Cependant, la clientèle de ses lieux demeure très ciblée, il est donc difficile d’envisager que ces initiatives puissent avoir un impact significatif.

